Publié le 2 Octobre 2017

Non, il ne s’agit pas d’une pub pour un dentifrice ou un magazine de beauté, mais d’un constat : nous ne donnons pas toujours le signe que l’Évangile auquel nous adhérons nous rende joyeux. Peut-être en effet, le monde qui nous environne fait de nous des gens crispés, stressés, tristes ou grognons…Sans oublier que chacun porte aussi son lot d’épreuves et de difficultés de toutes sortes. Mais souvent ça se voit et ça pose question…

Pour ce qu’il en est des misères du monde, il faut bien nous résigner à ne pas penser qu’elles reposent toutes sur nos seules épaules. La solidarité qui conduirait à l’accablement n’est guère prometteuse d’avenir. Au contraire, quand elle ouvre à la recherche de ce que chacun peut apporter, même modestement, pour rendre la réalité plus vivable pour tous, elle ouvre alors sur des perspectives enthousiasmantes. Si le monde ne nous paraît pas très folichon, plutôt que de nous désoler, demandons-nous ce que nous pouvons faire, là où nous sommes, pour l’améliorer. Nous découvrirons alors qu’il y a déjà, un peu partout, des tas d’initiatives que nous pouvons rejoindre.

Il  y a aussi toutes les souffrances personnelles auxquelles la méthode Coué n’apporte pas grand-chose. Elles conduisent souvent à nous replier sur nous-mêmes et à nous isoler, alors que c’est peut-être justement l’ouverture aux autres qui aiderait à mieux supporter sa propre épreuve. Garder pour soi ses souffrances peut être une forme de pudeur, mais il est souvent bon aussi de partager ce qu’on vit et ce qu’on souffre, pour porter ensemble un fardeau parfois très lourd. C’est une marque de confiance !

Mais ces considérations ne seraient qu’une sorte d’optimisme béat s’il n’y avait la conviction profonde que nous ne sommes pas seuls dans les épreuves et que, avec la foi de notre baptême, nous croyons que le mal, la souffrance, les épreuves, et même la mort, n’auront pas le dernier mot sur nous. Un baptisé renfrogné n’a pas en lui la joie de l’Évangile ! Une joie qui n’est pas ignorance ni aveuglement devant les difficultés, mais certitude et confiance en l’avenir de la promesse de Vie que Dieu nous a faite et à laquelle il est toujours fidèle.  Alors : "Souriez, entrez dans la joie, puisque vous êtes sauvés !"

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Rédigé par P. Marion

Publié dans #editos

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